Association des laboratoires internationaux de recherche

logo LIR 2015 web
Baromètre Santé-Avenir : Etat des lieux des besoins de financement de l’assurance maladie

Baromètre Santé-Avenir : Etat des lieux des besoins de financement de l’assurance maladie

En tant que Think Tank de l’Innovation Santé, les Laboratoires Internationaux de Recherche (LIR) ont décidé d'établir – en partenariat avec les économistes du BIPE – l'état des lieux des besoins de financement de l'assurance maladie.

Le Baromètre Santé Avenir (BSA) est un outil unique, technique et didactique qui rassemble divers indicateurs. Il a pour objectif de faciliter la compréhension des composantes (dépenses/recettes) du financement de l’assurance maladie dans le but de nourrir une réflexion prospective sur l'avenir de notre système de santé.

Chaque automne, le projet de loi sur le financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) donne lieu à de nombreux débats publics sur le système de santé français et son financement. Mais faute de décisions fortes portant sur un rééquilibrage durable des comptes, les discussions se focalisent régulièrement sur la seule analyse des dépenses de santé et des gisements d’économies qu’il est possible de trouver à court terme sur tel ou tel poste. Ainsi, avec des recettes dédiées au financement des soins de santé qui progressent moins vite que les dépenses, la loi de financement de la Sécurité sociale, dont le périmètre d’application ne porte pas au-delà d’une année, interdit toute projection sur le plus long terme et confine les décisions prises à des plans successifs d’économies à court terme. La France en a déjà connu une bonne trentaine.

Les Laboratoires Internationaux de Recherche (LIR) ont placé au cœur de leur métier l’innovation médicamenteuse pour répondre aux besoins thérapeutiques non satisfaits. Leur développement, qui comporte ses parts de risques et d’incertitudes, connaît des succès mais doit aussi supporter de nombreux d’échecs. Pour permettre d’assurer sur le long terme la viabilité du modèle économique qui les supporte, les innovations à forte valeur ajoutée des entreprises du médicament doivent être prises en charge par notre système de santé solidaire. Pour autant quelle sera demain la capacité réelle de financement de ce dernier ? Les patients auront-ils encore accès aux produits innovants en 2020, tel que cela est encore le cas aujourd'hui. Les déficits de l'assurance maladie s'accumulent depuis plusieurs années et la question du retour à l'équilibre des comptes se pose désormais dans toute son acuité.

Dans son rôle de think tank, le LIR a souhaité demander aux économistes du BIPE de construire un Baromètre « Santé Avenir » regroupant une série d'indicateurs sur le financement et les dépenses de la Sécurité sociale. Ils ont estimé les déficits actuels et ont simulé le chemin à parcourir pour un retour à l'équilibre des comptes de la Caisse nationale d'assurance- maladie (CNAM) à 5 ans ou à 10 ans. Les calculs réalisés ne tiennent pas compte d'une hausse de recettes de la CNAM, cette option n'étant pas à l'ordre du jour du gouvernement.

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : pour parvenir à un retour à l'équilibre des comptes en 2015, la croissance des dépenses devra rester inférieure à +1,7% par an. En repoussant le retour à l'équilibre à 2020, il faudra alors maintenir le taux de croissance des dépenses sous la barre des + 2,5% par an. Des seuils qu’il ne parait guère possible de respecter, ce d'autant que le nombre de malades bénéficiant du régime des Affections de longue durée (ALD) augmente pour sa part de + 3,5% par an. Des malades qui concentrent à eux seuls à ce jour 60% des dépenses de santé (70% en 2020). Enfin, si les décideurs viennent de transférer et donc de faire payer les déficits cumulés de la Sécurité Sociale de ces dernières années par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES), on voit bien à quel point, il est tout aussi indispensable de prendre en charge les déficits qui s'accumuleront à partir de 2012.

Avec une croissance annuelle des dépenses de santé en net ralentissement – l’objectif national a été ramenée de 3,5% en 2009 à 2,9% en 2011 – et un nombre de malades en ALD en forte hausse, le budget disponible par patient sera mécaniquement réduit. La situation est critique et un large débat doit s'engager entre tous les acteurs (état, industriels, assurance maladie, complémentaires santé, associations de patients...). Des taxes ponctuelles et répétées sur les complémentaires santé, l'assurance-vie ou les industries du médicament et de la santé ne peuvent constituer des solutions à la crise de financement que vit notre protection sociale. L'enjeu est bien de parvenir à modifier durablement notre système de santé pour le sortir de son sur-endettement permanent tout en conservant son caractère généreux et solidaire. Ce Baromètre « Santé Avenir » constitue un des outils qui permettra cette réflexion.

Tous les articles relatifs à :

Recommander cet article :

Publié le 15/11/10

Les 12 entreprises internationales membres du LIR

  • Laboratoire Abbvie
  • Laboratoire Astellas
  • Laboratoire Astrazeneca
  • Laboratoire Bayer
  • Laboratoire Biogen
  • Laboratoire Boehringer Ingelheim
  • logo-gsk-2014
  • Laboratoire Janssen
  • MSD LOGO
  • Laboratoire Novartis
  • Laboratoire Roche
  • Laboratoire Takeda

 

Copyright © 1997-2018 Imaginons la Santé - c/o Régus Trocadéro - 112 Avenue Kléber - 75016 Paris

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON
Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.

Ce site ne collecte aucune donnée personnelle sans votre consentement préalable.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre Politique de confidentialité - En savoir plus

J'ai compris

Nous utilisons les technologies standard de l’Internet nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de ce site. Cela veut dire que, de fait, nous collectons et stockons des informations, mais par défaut ce sont des informations anonymes et qui ne sont stockées que le temps de votre visite.

Par exemple nous détectons le type de navigateur que vous utilisez pour que notre serveur vous délivre la page la mieux optimisée, ou nous déponsons un cookie de session pour assurer la sécurité de votre navigation.

Evidemment, si vous vous inscrivez à l’un de nos services (mailing liste, espace personnel, etc.), ou que vous nous contactez, nous vous demandons des données personnelles.
Pour savoir comment nous les gérons ou comment exercer vos choix, consultez notre Politique de confidentialité.