Les coulisses de l’innovation thérapeutique

Les coulisses de l’innovation thérapeutique

Saviez-vous que les tumeurs ont aussi leur carte d’identité ? 

En effet, depuis 2000, la Ligue Nationale Contre le Cancer pilote le programme : « Carte d’identité des tumeurs ». Objectif : définir la signature moléculaire des tumeurs. Cela permet donc d’identifier les caractéristiques génétiques des cellules cancéreuses, mais également  ce qui se passe au sein même des gênes infectés. 

Cette observation rigoureuse des gênes actifs des tumeurs aide à la création de médicaments ciblés, assemblés pour répondre aux besoins spécifiques des patients. Mais, identifier les tumeurs fournit également d’importantes informations pour savoir comment obtenir un diagnostic précis, envisager la stratégie de soins et accompagner le malade avant, pendant et après le traitement. C’est une imposante base de données puisque 6 000 échantillons tumoraux sont annotés. Près de 60 équipes de recherches sont impliquées dans cette démarche qui bénéficie aux patients et médecins européens. 

Saviez-vous que le maître mot de cette innovation c’est les partenariats ? 

La recherche sur le cancer a été structurée grâce à la création de l’INCA à la faveur du premier plan cancer. Et cette recherche est dynamisée par les partenariats. L’américain Abbott  soutient un programme de recherche conduit par l’INSERM et le service d’hématologie du CHU de Nantes. Ici, il s’agit d’investiguer autour des bases moléculaires pour les thérapies ciblées appliquées au myélome multiple, un cancer hématologique, et le lymphome des cellules du manteau.

INSERM Transfert, filiale privée de l’INSERM et MedImmune, l’unité internationale de produits biologiques d'AstraZeneca, mènent depuis 2011 un partenariat de recherche fondamental qui concerne notamment l’oncologie. Cela veut dire que MedImmune devient l’un des 10 partenaires stratégiques parmi les 500 que compte l’Institut.

Il s’agit, comme le soulignent les acteurs du projet, de s’appuyer « sur les expertises combinées des équipes Inserm de biologistes et de cliniciens, alliant compréhension des maladies humaines et accès aux patients ».

Le cancer, maladie complexe, exige une mobilisation collective

La mobilisation collective est une réalité palpable, pas un discours incantatoire. Les investissements sont considérables, les acteurs publics et privés sont conscients que grâce à leur  alliance, des solutions de guérisons progressent. Ainsi, Merck Serono développe avec le Cancéropôle du Grand Ouest des biomarqueurs. 

La mobilisation est encore collective lorsque les citoyens soutiennent des initiatives comme Shiva. Shiva, tel est le nom d’un essai clinique dirigé par l’Institut Curie. Il concerne 13 traitements ciblés et 6 centres de lutte contre le cancer, avec l’objectif de recruter 1 000 patients, divisés en 2 groupes. Son but est de « sortir du dogme de l’organe pour traiter la maladie ». Autrement dit, les chercheurs vont tenter de répondre à une question cruciale : si une thérapie ciblée fonctionne pour un type de cancer, cette thérapie est-elle aussi efficace pour un autre organe porteur de la même anomalie génétique ? On s’attache ici à considérer en priorité la maladie en fonction de son profil moléculaire. 

Ce ne sont là que quelques exemples, mais ils démontrent que l’innovation thérapeutique est en action constante en France. Le LIR, militant d’un progrès médical accessible qui contribue efficacement au bien commun, continuera de faire connaître toutes ces avancées par des récits fiables qui transporteront tout ce qu’il faut de savoir, d’union et de passion pour mener à bien ces exploits au quotidien.

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Publié le 23/11/12