Association des laboratoires internationaux de recherche

logo LIR 2015 web

Hépatite C : des progrès thérapeutiques majeurs

Des hépatites non A non B aux trithérapies actuelles et à venir

Maladies fréquentes, parfois mortelles au stade aigu et surtout au stade chronique, les hépatites virales ont connu des progrès majeurs ces vingt dernières années. L’hépatite C a bénéficié, en l’espace de dix à quinze ans, d’avancées thérapeutiques comme peu de pathologies en ont enregistré. Les traitements sont de plus en plus efficaces et les médecins sont capables aujourd’hui de guérir plus de 75 % des malades atteints par ce virus. Ce taux devrait passer à près de 100 % dans trois à quatre ans.
Il y a vingt-cinq ans, les médecins diagnostiquaient des hépatites virales qui n’étaient dues à aucun virus connu, notamment pas aux virus des hépatites A et B. Un quart de siècle plus tard, après avoir découvert le virus de l’hépatite C (VHC), responsable de la quasi-totalité de ces hépatites, nous sommes à la veille de disposer de traitements antiviraux assurant une guérison dans 100 % des cas d’hépatite C chronique, quel que soit le génotype du VHC. Témoin direct de ce progrès thérapeutique exceptionnel, le Pr Daniel Dhumeaux en explique les enjeux.

D’après un entretien avec le Pr Daniel Dhumeaux, hépatologue au CHU Henri-Mondor (Créteil, université Paris Est), président du Comité national du Plan de lutte contre les hépatites B et C 2009-2012.

L’hépatite C, une maladie dangereuse

L’infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) touche 2 à 3 % de la population mondiale, et près de 350 000 personnes meurent chaque année dans le monde de cette infection virale.
En France, plus de 200 000 patients infectés par le VHC encourent le risque que leur atteinte hépatique évolue vers la cirrhose et/ou le cancer du foie, et l’on recense dans notre pays près de 3 000 décès annuels liés à ces complications.

Environ 60 % des Français atteints par cette maladie (le plus souvent asymptomatique), sont actuellement diagnostiqués.

En vingt-cinq ans, de grandes avancées thérapeutiques

S’il n’existe actuellement aucun vaccin contre l’hépatite C, ses traitements ont connu de grandes avancées depuis 1986, date à laquelle le médecin américain Jay Hoofnagle a imaginé de traiter les hépatites « non A non B » par interféron. Traitement efficace, mais finalement chez 5 à 10 % des patients seulement. Trois ans plus tard, le VHC a été identifié en tant que tel, puis progressivement ses six génotypes. Le génotype 1 est le plus fréquent en France, présent chez 60 % des malades. Chaque génotype répond différemment au traitement, d’où l’importance d’une identification précise du génotype en cause.
Dans les années 1990, le traitement combiné par l’interféron et un antiviral, la ribavirine, est devenu le pilier de la prise en charge de l’hépatite C. Puis une nouvelle forme (retard) d’interféron, l’interféron pégylé, a permis dans les années 2 000 à la fois une amélioration du confort (avec une seule injection par semaine) et un gain significatif dans les résultats. 

En 2011, l’autorisation de mise sur le marché (AMM) des deux premiers inhibiteurs de la protéase du VHC (télaprévir et bocéprévir) marque l’avènement de la trithérapie, laquelle modifie radicalement la prise en charge des malades du génotype 1. 
Désormais, avec la trithérapie pour le génotype 1 et la bithérapie conventionnelle par interféron pégylé/ribavirine pour les autres génotypes, entre 70 et 80 % des malades peuvent être guéris.

 

 

Les promesses des prochains agents antiviraux

Dès 2014, d’autres trithérapies – avec des antiviraux de deuxième génération – devraient arriver sur le marché et accentuer l’efficacité des prises en charge, notamment en limitant les effets indésirables des traitements (anémie, rash cutané) et en raccourcissant leur durée.
L’étape suivante sera la possibilité de traiter les malades sans interféron : les essais thérapeutiques, aux résultats préliminaires prometteurs, sont en cours.

 

 

Une mobilisation à poursuivre

Avec des systèmes de surveillance et de recherche efficaces, ses trois plans successifs de lutte contre les hépatites et sa trentaine de centres experts répartis sur tout le territoire, la France fait figure de modèle en Europe pour le dépistage et la prise en charge de l’hépatite C.
Les experts entendent continuer de mobiliser les autorités sanitaires, avec l’espoir d’éradiquer la maladie d’ici à deux ou trois décennies. À la demande de la ministre de la Santé, un rapport de recommandations pour la prise en charge des patients atteints d’hépatites B et C sera rendu public dans les mois qui viennent.

Catherine Holué

Le Pr Dhumeaux ne déclare pas de lien d’intérêts. 

Pour aller plus loin :

Recommander cet article :

Publié le 18/09/13

Les 11 entreprises internationales membres du LIR

  • Laboratoire Abbvie
  • Laboratoire Astellas
  • Laboratoire Astrazeneca
  • Laboratoire Bayer
  • Laboratoire Boehringer Ingelheim
  • logo-gsk-2014
  • Laboratoire Janssen
  • MSD LOGO
  • Laboratoire Novartis
  • Laboratoire Roche
  • Laboratoire Takeda

 

Copyright © 1997-2018 Imaginons la Santé - c/o Régus Trocadéro - 112 Avenue Kléber - 75016 Paris

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON
Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.

Ce site ne collecte aucune donnée personnelle sans votre consentement préalable.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre Politique de confidentialité - En savoir plus

J'ai compris

Nous utilisons les technologies standard de l’Internet nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de ce site. Cela veut dire que, de fait, nous collectons et stockons des informations, mais par défaut ce sont des informations anonymes et qui ne sont stockées que le temps de votre visite.

Par exemple nous détectons le type de navigateur que vous utilisez pour que notre serveur vous délivre la page la mieux optimisée, ou nous déponsons un cookie de session pour assurer la sécurité de votre navigation.

Evidemment, si vous vous inscrivez à l’un de nos services (mailing liste, espace personnel, etc.), ou que vous nous contactez, nous vous demandons des données personnelles.
Pour savoir comment nous les gérons ou comment exercer vos choix, consultez notre Politique de confidentialité.