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Repères chiffrés sur le médicament remboursable (2012)

Repères chiffrés sur le médicament remboursable (2012)

Le LIR publie depuis plusieurs années un observatoire du médicament remboursable (en ville et en hôpital) pour suivre et analyser les évolutions. 

Les résultats de l’Observatoire du LIR 2012 et commentaire sur les chiffres des ventes de médicaments remboursables en ville (2010 et 2011)

Par Antoine Ferrier-Battner, Pierre Chahwakilian

 

1 - Rappel de la méthodologie

Le marché du médicament évolue sous trois effets :

  • Prix
  • Quantité
  • Structure

L’effet prix mesure l’effet sur les unités vendues An de la différence des prix unitaires entre An-1 et An.

L’effet quantité est l’impact de la variation des quantités vendues An-1/An valorisées au prix moyen An-1 du marché analysé.

L’effet structure est l’évolution du prix moyen de traitement au sein du marché analysé, entre An-1 et An.

  • L’analyse LIR diffère de l’analyse classique dans la définition des effets quantité et structure.
  • L’analyse LIR part d’une décomposition du marché pharmaceutique global en 40 classes de médicaments homogènes (médicaments ayant la même fonction) qui ne peuvent concourir entre elles. 
  • L’analyse LIR considère que les effets quantité et structure globaux sont l’addition des effets quantité et structure observés au sein de chaque classe homogène de médicaments (CHM).

    40 CHM ont pu être identifiées, représentant 96% du marché remboursable total, sur lesquelles une analyse de leur évolution extrapolable à l’ensemble du marché peut être conduite chaque année.

2 - Les principaux résultats

Les années 2010 et 2011 marquent un ralentissement sensible de la croissance du marché remboursable : + 0.5% et + 0.3% respectivement. L’ensemble des 40 CHM évolue même un peu moins favorablement (+ 0.2% et - 0.0% respectivement), du fait de la commercialisation, entre 2009 et 2011, de quelques médicaments n’appartenant à aucune des 40 CHM.

  • L’effet prix est toujours significativement négatif, contribuant à - 2.2 pts de croissance chaque année pour le marché total, et à - 2.3 pts chaque année pour l’ensemble des 40 CHM. Les classes génériquées (au sens du Répertoire) contribuent  à -1.6 pt (2010) et à -1.5 pt (2011) de croissance, donc expliquent environ 2/3 de cet effet prix négatif.
  • L’effet quantité contribue pour la première fois deux années consécutives à moins de + 1.0 pt de croissance (marché total : +1.0 pt en 2010 et +0.5pt en 2011, 40 CHM : +0.9 pt et + 0.6 pt). Hors molécules sorties de la réserve hospitalière depuis 2005 (qui continuent d’entraîner le marché remboursable) et déremboursements (à l’impact inverse), l’effet quantité reste modeste, expliquant, pour les 40 CHM, +0.5 pt (2010) et + 0.3pt (2011) de croissance (l’arrêt de commercialisation de quelques molécules en 2010-2011 explique probablement, en partie, ce ralentissement).
  • L’effet structure (intra classe) se stabilise en dessous de 2 points de croissance : +1.7 pt (2010) et +2.0pts (2010) pour le marché remboursable global, +1.6pt et +1.7pt pour les 40CHM. Hors molécules sorties de la RH et hors déremboursements, l’effet structure, pour les 40CHM, est limité à +0.9 pt en 2010, puis  +0.7pt en 2011 (compte tenu d’un impact substitution génériques de - 1.9 pt en 2010 et de - 1.0 pt en 2011).

 

Si l’on se place dans une perspective historique (6 années), on observe que (40 CHM) :

  • à part en 2006, l’effet prix est toujours de l’ordre de - 2 points. 2010 et 2011 se caractérisent par un poids relatif des molécules génériquées un peu plus élevé.
  • l’effet quantité est en sensible baisse sur 2010 et 2011. Si l’on raisonne hors médicaments sortis de la RH, et hors déremboursements, et si l’on se rappelle que l’année 2009 était marquée par des rattrapages de ventes de génériques (non réalisées en 2008) et par des conditions pathologiques particulières, on vérifie que l’on passe d’un effet quantité de l’ordre de +1.5pt/+2.0pts, sur la période 2006 à 2009, à un effet de +0.5pt ou moins sur les deux dernières années.
    Même en raisonnant globalement, la baisse de l’effet quantité est indiscutable : plus de + 2 points (2006 et 2007), plus de + 1 point en 2008 et 2009, moins de + 1 point en 2010 et 2011.
    A noter que, pour la première fois en 2011 (si l’on met de côté 2008 et les achats différés de génériques), la moitié (19 exactement) des CHM analysées offrent un taux d’évolution en quantité négatif (parfois très négatif).
  • l’effet structure diminue également au cours des années : de +2.5 pts à +3.5 pts (2006 et 2007), de +2.0 pts à + 2.5 pts (2008 et 2009), moisn de + 2.0 pts en 2010 et 2011. Alors même que l’effet substitution générique reste toujours compris entre + 1.0 pt et + 2.0 pts.
  • Alors que les molécules sorties de la RH contribuent toujours positivement et sensiblement à la croissance du marché, l’impact négatif des déremboursements est plutôt contenu sur les 3 dernières années.

 

En 2010 et 2011, une dizaine de CHM, dites à vocation Spécialistes (c'est-à-dire prescrites exclusivement par des spécialistes), permettent au marché remboursable de ne pas basculer dans le rouge.

  • En 2010, ces 10 classes apportent +1.6 pt de croissance, alors que les 30 autres CHM (dites ‘’à vocation MG’’) contribuent pour - 1.4 pt à la croissance des ventes (évolution nette : + 0.2%). Si l’on isolait des 30 CHM la CHM Ophtalmologie (celle de Lucentis), les 29 CHM ‘’à vocation MG’’ contribuent même pour -1.7pt à la croissance des ventes en 2010.
  • En 2011, année de croissance nulle (- 0.0%), les 10 CHM ‘’Spécialistes’’ apportent encore +0.7 pt de croissance, et les 29 CHM ‘’MG’’ (hors Ophtalmologie) ‘’enlèvent’’ -1.1 pt de croissance.
    L’apport moindre à la croissance des 10 CHM ‘’Spécialistes’’, en 2011, s’explique par un impact plus fort des baisses de prix et par une baisse des effets quantité et structure.
    La contribution moins négative à la croissance des 29 CHM ‘’MG’’ en 2011 est due à un impact moindre de la substitution générique dans ces classes.
  • Un focus (2011) sur les 8 classes pharmaco-thérapeutiques analysées dans l’Etude de Consommation en Europe financée par le LIR indique (9 CHM pour l’Observatoire, les insulines étant individualisées dans une CHM) montre une contribution légèrement négative à la croissance globale des ventes, du fait d’un effet prix assez fortement négatif, mais l’effet quantité reste positif. Sur ces 9 classes, 6 affichent un taux d’évolution en quantité positif vs 3 un taux négatif (jamais pire que -2%).

En 2011, 3 CHM apportent chacune +0.3 pt ou plus à la croissance chacune, quand 4 d’entre elles enlèvent chacune -0.3pt ou plus.

Les 3 contributrices positives sont :

  • ophtalmologie (effet structure, Lucentis),
  • antirétroviraux (effet quantité, peut être en partie des transferts de ventes hôpital-ville, à vérifier),
  • antidiabétiques oraux (effet structure, mais aussi effet quantité positif, les glitazones ont trouvé leurs remplaçants).

Les plus fortes contributions négatives :

  • anti-ostéoporotiques,
  • anti-inflammatoires (déremboursements pas forcément compensés),
  • antiacides et anti-ulcéreux (baisses de prix et substitution générique),
  • antihypertenseurs (effet prix majeur).

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Publié le 09/09/12

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