SANTÉ - INNOVATION - CROISSANCE
SOMMAIRE
>> Innovation thérapeutique et survie en cancérologie
>> Santé Innovation Croissance : quelle valeur accorder à la santé ?
>> Santé Innovation Croissance : travaux des professeurs Philippe Aghion et Gérard de Pouvourville
>> Santé Innovation Croissance : l'intégralité des débats en vidéo.
>> Point de vue du Professeur Olivier Blin (pdf)
>> Point de vue du Dr Jean-François Rey (pdf)
>> Point de vue de M. Christian Saout (pdf)
>> Point de vue de M. Didier Tabuteau (pdf)
>> Point de vue du Professeur Guy Vallancien (pdf)
>> Point de vue du Professeur Emmanuel Vigneron (pdf)
INNOVATION THÉRAPEUTIQUE ET SURVIE EN CANCÉROLOGIE
Même si les essais cliniques font la démonstration de l’efficacité des innovations thérapeutiques dans un cadre expérimental, la question de leur impact en conditions d’utilisation courante et notamment des bénéfices qu’elles apportent en termes de survie est régulièrement posée par les organismes de financement des soins de santé. Il est possible de faire cette démonstration en s’appuyant sur les méthodes de l’épidémiologie, mais ces études sont longues, coûteuses et généralement centrées sur une seule intervention. Elles ne permettent pas non plus de mettre en relation le rythme d’apparition et de diffusion des innovations sur l’amélioration de la santé des patients, notamment en termes de survie.
Pourmenercetyped’étudesansavoirrecoursauxétudesépidémiologiques, on peut recourir aux méthodes d’économétrie de panel. Là encore peu d’études de ce genre sont réalisées, car elles sont très exigeantes en matière de données. Elles sont souvent plus concluantes lorsqu’elles ciblent un domaine pathologique particulier.
Le cancer est un bon modèle pour réaliser de telles études, à la fois parce quecedomaineaconnuunrythmerapided’innovationsmédicamenteuses au cours de trente dernières années, mais aussi parce que ce rythme a varié suivant les localisations. On rapporte dans cet article le petit nombre d’études qui ont tenté de mettre en relation la disponibilité de molécules innovantes et leur taux d’utilisation avec les gains de survie relative pour les patients cancéreux. Utilisant des méthodes et des données de sources différentes, ces travaux montrent que le taux d’innovation explique une partie des gains de survie relative observables en cancérologie et, ce, de façon statistiquement significative.
SANTÉ INNOVATION CROISSANCE,
QUELLE VALEUR ACCORDER A LA SANTÉ ? (Mai-2009 )
Le 5 mai 2009, deux économistes de renom, les Professeurs Philippe Aghion (Université d' Harvard) et Gérard de Pouvourville (chaire Essec Santé) ont présenté leurs travaux de recherche sur les relations entre santé, innovation en santé et croissance économique.
A partir de ces travaux académiques, 6 personnalités spécialistes des questions de santé ont été invitées à réagir pour apporter leur point de vue critique :
Le Pr Olivier Blin (CIC UPCET pharmacologie clinique, hôpital de la Timone, Marseille), Mr Christian Saout (Président du CISS), le Dr Jean-François Rey (Président de l'U.ME.SPE), Mr Didier Tabuteau (Responsable de la Chaire Santé de Sciences Po), le Pr Guy Vallancien (Chef du Département Urologie à l'IMM, professeur à Paris) et le Pr Emmanuel Vigneron (Membre du Haut Conseil de la Santé Publique).
Le LIR a souhaité que cette matinée soit également une occasion de débattre avec les 90 participants présents dans la salle et à permis de participer à un véritable dialogue et une réflexion renouvelée sur la santé et le système de santé.

Le public présent au colloque.

Gérard de Pouvourville - Pr Philippe Aghion - Pierre Luc Séguillon

Intervenants : gauche à droite : Pr Emmanuel Vigneron - Pr Olivier Blin - Pr Philippe Aghion - Pr Gérard de Pouvourville - Christian Saout - Pr Guy Vallancien - Dr Jean-François Rey.
>> L'étude complète "Les industries de santé en France sont une opportunité" (pdf)
Santé Innovation Croissance :
Travaux des professeurs Philippe Aghion et Gérard de Pouvourville
Aghion-Howitt-Murtin (Mai 2009)
Une importante littérature académique, communément appelée théorie Schumpetérienne de la croissance (voir Aghion et Howitt (1998, 2009)), a montré tant du point de vue théorique qu’empirique que le progrès technique est le moteur de la croissance, et (voir Nelson et Phelps (1966)) que le capital humain est lui-même un ingrédient essentiel au progrès technique. En effet, qu’il s’agisse d’innover à la frontière technologique ou bien d’imiter des technologies plus avancées et de les adapter au contexte local, une main-d’œuvre plus qualifiée permet d’y parvenir plus rapidement et plus efficacement. L’exemple de la révolution verte (la diffusion de nouvelles technologies agricoles permettant aux pays en développement de surmonter les obstacles climatiques qui jusque là entravaient la production des denrées alimentaires de première nécessité), illustre bien le rôle du capital humain dans la diffusion technologique : les pays ayant davantage investi en éducation et en recherche et développement sont ceux qui ont su profiter plus rapidement et plus efficacement de ces nouvelles découvertes et ainsi éviter de nouvelles famines.
>> Télécharger l'étude finale SANTE ET CROISSANCE en anglais (pdf)
>> Lire le résumé des travaux sur SANTE ET CROISSANCE (pdf)
Santé Innovation Croissance : L'intégralité des débats en vidéo.