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85% des françaises interrogées déclarent être en charge des questions de santé au sein de la famille

85% des françaises interrogées déclarent être en charge des questions de santé au sein de la famille

Le rendez-vous chez le médecin pour la toux persistante du petit dernier, mais aussi les soins à prodiguer à leurs parents ou beaux-parents..., dans 1% seulement des couples, ces tâches sont prises en charge par le conjoint masculin.

Les Femmes aux commandes de la santé familiale

Si les femmes gèrent la santé de leurs enfants et leur conjoint, leur action ne se limite pas à leur seul foyer. Elles se mobilisent plus activement et plus efficacement que les hommes et « sont conscientes d’être le pilier de la famille » explique Claude Martin (sociologue, Directeur de recherche au CNRS et titulaire de la chaire EHESP – CNSA « Social Care-lien social et santé »), « D’ailleurs, elles anticipent : les besoins d’aide, de soins des futures pathologies de leurs proches, et d’elles-mêmes, ce qui est un point intéressant dans une perspective de prévention. En effet, elles pourraient devenir « un agent actif», qui reçoit et décode les messages de prévention et de promotion de la santé à toute la famille. »

Etre en charge signifie d'abord s'informer. Ainsi, plus de 8 Françaises sur 10 se déclarent plutôt actives dans ce domaine. A cet égard, les catégories socioprofessionnelles les plus fragiles sont les moins actives dans ce domaine et les moins bien informées, de même que les jeunes femmes (21% des 18-24 ans et 28 % des 25-34 ans.) En matière d'information, les femmes privilégient le lien humain : 87% s'estiment bien informées quand elles vont chez le médecin, et seules 12% passent systématiquement par l'Internet pour des informations sur la santé.

Les femmes sont profondément à la liberté de choix dans leur parcours de soin

Ce sondage montre aussi qu’au-delà d’une certaine prise de conscience, les Françaises ont aujourd’hui du mal à accepter de modifier leurs comportements et à renoncer, au moins en partie, à leur liberté de choix parmi les professionnels ou les établissements de santé, et une majorité d’entre elles ne se montrant pas prête à renoncer à la liberté d’aller consulter « autant de médecins qu’elles le souhaitent ».

Pour le Pr Minvielle, (Directeur de la Qualité des soins, Gestion des Risques, Relation aux patients de l’Institut de Cancérologie Gustave Roussy), Les Françaises sont mal informées au sujet des problèmes de santé, et l’expriment clairement. Ainsi, seul un quart des femmes se considère « très bien informées » sur leurs maladies et sur le traitement qui leur est prescrit. L’étude montre que les seuls relais d’information qu’elles jugent fiables, à part leur médecin, sont le pharmacien et leurs proches.
Selon son expérience à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy, Etienne Minvielle considère que « les patients sont satisfaits de l’information reçue pendant leur hospitalisation mais se sentent démunis lors du retour à domicile, en particulier sur tous les points concernant la vie courante. Ce manque a justifié la création d’une nouvelle fonctions aux Etats-Unis, les nurse navigators ».

Conscientes des enjeux de santé d'aujourd'hui et de demain, les femmes expriment aussi des inquiétudes à travers le sondage LIR-Ipsos-Steria. Ainsi, 64% craignent que des problèmes de santé affectent leurs enfants ou leurs petits-enfants.

Viennent seulement ensuite les craintes vis-à-vis de leur propre santé : 47% des Françaises qualifient de très important le risque de maladies graves et d’Alzheimer pour elles-mêmes.

En charge du bien être et des soins concernant les personnes âgées dans la famille, le vieillissement et ses conséquences sont logiquement un sujet de préoccupation majeure pour les Françaises. Ainsi, 62 % considèrent comme essentielle une fin de vie dans la dignité. De même, 48 % souhaitent que les investissements des acteurs de la recherche en santé favorisent de nouveaux traitements pour vivre le plus longtemps possible sans souffrance. Enfin, 35 % sont en faveur d'investissements qui aideront un individu à vivre le plus longtemps possible en pleine possession de ses facultés physiques et mentales.
Pour Claude Martin : « La génération des « soixantenaires » veut éviter de devenir un fardeau pour ses propres enfants et commence à penser à la façon de diminuer la charge qu’ils seront pour eux. Le comportement de ces femmes pourrait être différent de celui de leurs parents par le fait qu’elles auront été le pivot de la santé familiale. Quelle personne âgée souhaitent-elles devenir est la question qui se pose ».

Les femmes et la santé à 10 ans

Les Françaises accordent de l’importance à la recherche, aux innovations médicales, thérapeutiques et technologiques qui permettront de vivre le plus longtemps possible en bonne santé mais également d’améliorer les conditions de vie des seniors et des personnes en fin de vie.
Elles ont, cependant, une faible appétence pour les apports technologiques sauf s’ils sont bien intégrés dans le parcours de soins. Nicolas Bouzou (Economiste et Essayiste) fait remarquer que « la vague des NBIC  ne fait que commencer et le « B » est la dimension la plus importante car il délivrera un accroissement de l’espérance de vie, une longue vie de qualité et, au-delà, du dynamisme économique. Cette dynamique induira une réorganisation du système de soins ; un changement pour le mieux ».

« Compte tenue la révolution qui s’opère sur le thème de la santé, il est important d'initier un changement fondamental d'approche déclare Agnès Soubrier, directrice générale du LIR. Nous constatons une méconnaissance sur ce qu’apportera la médecine prédictive, personnalisée, préemptive et participative : Ce sondage nous montre aussi que plus de pédagogie est nécessaire en direction des femmes pour par exemple faire valoir les différences entre prévention versus promotion de la santé. Plus elles seront a même d’agir en amont,  plus elles auront de temps pour elles ».

Enquête réalisée du 25 septembre au 1er octobre 2014 auprès d'un échantillon représentatif de 1015 femmes âgées de 18 ans et plus, interrogées par Internet. Méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne interrogée, région et catégorie d'agglomération. Cette étude respecte la norme internationale ISO 20252 "Etudes de marché, études sociales et opinion".
Citations des experts recueillis à l’occasion des 4 débats organisés par le LIR au cours du mois de mars à Paris

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Publié le 11/04/15

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